
De la Dame aux Camélias à la Traviata : Splendeurs et miséres d'une courtisane
De la Dame aux Camélias à la Traviata : Splendeurs et miséres d'une courtisane
Mardi 19 mai 2026 à 16 heures salle de l'Horloge, rue Champflour, à Marly-le-Roi
Tarif : 10 euros
Conférence proposée par Pascale Guitton-Lanquest
Dans son roman La dame aux camélias, l’auteur à succès Alexandre Dumas fils, né à Paris en 1824 et mort à Marly-le-Roi en 1895, relata un événement de sa vie privé : l’amour qu’il portait à une jeune courtisanne, Marie Duplessis, entre 1844 et 1845, laquelle fut emportée dans la fleur de l’âge par la tuberculose.
L’histoire fut adaptée à la scène et, après avoir vu cette pièce de théâtre à Paris, en février 1852, Verdi s’en inspira dans La Traviata , qui est peut-être l’opéra le plus proche de son existence, tel un miroir de la période qu’il vivait à ce moment-là.
Prenant pour sujet d’opéra un fait divers issu de l’actualité, Verdi donna le rôle principal à une courtisanne, qui avait des traits communs avec son amante Giuseppina Strepponi. Célèbre cantatrice italienne entourée de nombreux admirateurs, celle-ci avait introduit le jeune musicien à la Scala de Milan, avec l’opéra Nabucco, créé en 1842, où en chantait le rôle d’Abigaïlle. Après une vie sentimentale agitée, elle se stabilisa et vécut avec Verdi à partir de 1847, puis devint son épouse en 1859. La Traviata, c’est un peu l’histoire de Guiseppe et Giuseppina , d’où l’aspect très émouvant de cet opéra, qui fut créé le 6 mars 1853 à la Fenice de Venise, sur un livret de Francesco-Maria Piave.
Dessinons ces variations sur le thème de la courtisane, grâce à l’écoute de ce mélodrame, dont la musique très raffinée suit les méandres psychologiques de son héroïne, Violetta.
Nous verrons comment l’évolution de la Traviata est intrinsèquement liée aux mœurs de la société bourgeoise de cette époque.
La rencontre entre Dumas fils et Verdi suscita un des plus célèbres opéras de tous les temps, venez nombreux le (re)découvrir !
